Baky Popilè New Album

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On ne saurait parler du rap kreyòl actuellement sans penser à Baky. Le rappeur populaire, le Cayen aux ‘’286 nèg’’ qui, après Fòs yon black, livre à ses fans Echec et mat. Son tout dernier album qu’il vient de sortir récemment. Mais, cette fois, Baptista Lugendy St-Hubert n’est pas là pour clamer sa culpabilité ni pour étaler ses cicatrices. L’étudiant en relations publiques est plutôt là afin de nous briefer sur ses toutes premières fois. En toute franchise et sans chichis.

Ticket: Premier jour sur terre?

Baky : 6 mai 1991.

Ticket : Première école ?

Baky : Frères Jérôme dans la ville des Cayes.

Ticket : Première fessée ?

Baky : Dès le premier jour de ma naissance, quand on m’a donné la fessée pour pousser mon premier cri (rires).

Ticket : Première communion ?

Baky : Issu d’une famille protestante, je n’ai pas fait de première communion.

Ticket : Première fois sur scène ?

Baky : Le 1er décembre 2012, je suis monté sur scène pour la toute première fois aux cotés de Trouble Boy. J’étais tellement stressé, mais au final c’était une belle fête.

Ticket: Premier featuring ?

Baky : encore Trouble Boy. Je venais tout juste de commencer et il était comme un frère. On a enregistré All eyes on me.

Ticket: Premier flirt?

Baky: Cela m’arrive régulièrement, je ne peux pas m’en rappeler. Sa rive souvan.

Ticket : Premier baiser ?

Baky : J’avais 5 ou 6 ans. La personne était plus âgée que moi et c’est elle qui m’a embrassé. C’est ce que me raconte ma mère. Elle dit qu’elle l’a surprise en train de m’embrasser ».

Ticket : Premier amour ?

Baky : J’étais en classe de 7e. C’est tout ce que je peux dire, sinon m ap kraze fwaye moun.

Ticket : Première fois que vous avez fait l’amour ?

Baky : J’avais en 11 ans. Je ne me rappelle pas tous les détails, je ne veux pas m’en rappeler non plus (rires).

Ticket : Première grande passion ?

Baky : J’ai toujours aimé la musique, depuis mon enfance. Je suis né dans une famille de musiciens, donc, cela a toujours été la musique.

Ticket : Première scène de jalousie ?

Baky : Je ne suis pas du genre à faire une scène. Mais, lorsque je pique une crise, je me referme sur moi-même. Mon regard dira tout.

Ticket : Première bagarre ?

Baky : je suivais des cours de Karaté. Puis, lors d’une séance de combat, mon adversaire m’a donné un coup que je n’ai pas trop apprécié. Yon move fay. Je lui ai donc asséné successivement des coups (rires).

Ticket : première voiture ?

Baky : Une Mercedes, qui n’a duré que deux mois. Je l’ai eu en 2014.

Ticket : Premier travail ?

Baky : J’étais ambassadeur du PSI, qui à l’époque faisait une campagne de planification familiale à travers tout le pays, dans le but d’encourager les jeunes à utiliser les condoms et à éviter les risques de grossesses précoces. Une initiative très réussie, j’ai été bien payé en plus.

Ticket : Premier gros chagrin ?

Baky : Après la philo, quand j’allais me séparer de mes camarades. Je n’étais vraiment pas prêt à laisser des gens avec qui j’ai passé des années.

Ticket : Premier mariage ?

Baky : Je ne suis pas encore marié.

Ticket : Premier enfant ?

Baky : Je n’ai pas encore d’enfant (rires).

Ticket : Première infidélité ?

Baky : Anhan, quand j’étais plus jeune (rires). Je ne m’en souviens pas, m te piti.

Ticket : Première fois au volant ?

Baky : J’avais 11 ans. Une fois, maman était sortie, un de mes grands frères m’a mis au volant de la voiture. Au lieu d’avancer, j’ai fait marche arrière. Rien de mal n’est arrivé, heureusement.

Ticket : Première cigarette ?

Baky : Je ne fume pas.

Ticket : Premier voyage à l’étranger ?

Baky : C’était avec mon père, je ne m’en rappelle pas trop.

Ticket : Premier diplôme ?

Baky : J’ai été à une séance de formation sur le tennis de table. À la fin, j’ai reçu un diplôme.

Ticket : Première chanson écrite ?

Baky : Paske m se Ayisyen.

Ticket: Première fois en prison?

Baky: M poko pran prizon sof nan videyo (rires).

Ticket: Premier exil?

Baky: Je n’ai pas connu l’exil.

Ticket : Premier trophée décroché ?

Baky : En tennis de table. J’ai été champion national de la catégorie U12. C’était une grande victoire, j’ai battu tout le monde. D’où le surnom de Baky Popilè.

Ticket : Première polémique ?

Baky : Dans le sport : au ping pong, au basketball, au football. J’avais 11 ou 12 ans.

Ticket : Première déclaration d’amour à une femme ?

Baky : Je ne m’en rappelle pas vraiment, parce que je ne suis pas un tombeur. Je peux aimer une fille sans pouvoir le lui dire en sa présence. M toujou jwenn chans se fi a ki vin deklare m sa. Une fois qu’elle a fait le premier pas, je fais le nécessaire.

Ticket : Première déclaration d’amour d’un homme ?

Baky : Sa poko rive. Je n’ai aucun problème avec eux, men sa poko rive.

Ticket : Première grande déception ?

Baky : Cela remonte au sport. J’allais jouer une finale de ping pong, quand mon adversaire, un ami avec qui je jouais au football la veille, m’a foulé un doigt. J’ai fini par comprendre qu’il l’avait fait exprès. Malgré notre amitié, il a quand même voulu m’écarter de la finale. J’ai été vraiment déçu, c’était la première finale que j’ai perdue, moi qui aime tant gagner.

Ticket : Première grande joie ?

Baky : Un premier décembre. Lorsque j’ai gravi le ”stage” pour la première fois. J’étais stressé à en mourir. Mais, quand j’ai vu la réaction du public, cela a été ma plus grande joie. C’était inexplicable. Sa a te anraje.

 

ECHEC ET MAT ALBUM AUDIOMACK

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http://www.mediafire.com/folder/3jb4a2b4g4bu4/Baky-Echec_et_Mat

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